Je dois à une intervention médicale mes premiers pas dans la photographie. Mes parents m’offrirent pour l’occasion ma première boite noire. Ce terme n’est pas péjoratif, car il s’agissait vraiment d’un appareil appelé à l’époque «Box» Couleur noire, un déclencheur et deux diaphragmes commandés manuellement à l'aide de leviers métalliques, une lentille sans traitement de surface complétaient cette chose appelée à réaliser des photos uniques, me disait-on. Il y avait aussi un filtre jaune. Je ne savais trop quoi faire avec ce bout de plastique rond qui gondolait aussitôt exposé aux rayons du soleil. Une personne, semble-t-il plus avertie que moi, expliqua d'un ton sentencieux: "C'est pour les nuages!"

 

  Les appareils appelés "REFLEX" étaient alors réservés à l’élite, le gratin du monde photographique. Je parle des années soixante et, si je me souviens bien, Neil Amstrong n'avait pas encore effectué son grand pas pour l'humanité sur la Lune... 

 

  Plus tard, bardé d’objectifs plus ou moins lourds et encombrants que je bringuebalais comme Jacques Tati dans "Les vacances de Monsieur Hulot", je me familiarisais à des notions élémentaires telles que la profondeur de champ, la parallaxe, l’hyperfocale avec un auguste Agfa Super Silette, un Canon A1 sans oublier mon inséparable Rolleiflex. Nous étions au crépuscule de l’âge d’or de l’argentique tandis que l'aube se levait sur une véritable révolution dans la pratique photographique, mais je l’ignorais d'autant plus que les balbutiements du numérique à ses débuts n'étaient guère encourageants.

 

  Une carrière d’officier à la marine marchande m'envoya aux quatre coins de la planète et m’éloigna inéluctablement pendant de nombreuses années de la photo. De cette période, je garde beaucoup de souvenirs et... très peu d'images. Une erreur, car j'avais la chance de vivre certains événements en direct, voir des merveilles que très peu de gens découvriront au moins une fois au cours de leur vie.

 

  Il y a 10 ans, je me suis attelé, non sans appréhension, à la photographie numérique ainsi que l’utilisation de la panoplie d’outils destinés au traitement des images désormais accessibles au grand public.

 

  Je n’ai pas de domaine d’activité clairement défini en termes de créativité quoique depuis quelques mois, germe l'idée d'explorer davantage les chemins tortueux de la manipulation photographique.

 

  Autodidacte, je suis ; autodidacte, je resterai et photographie d’abord pour le plaisir des yeux, les miens, les vôtres.

 

 Je vous invite à naviguer au gré des galeries volontairement alimentées par un nombre limité d'images que j'entends renouveler régulièrement… Juste pour les yeux.

 

  Je voulais que ce site reste à la fois convivial avec une navigation simple, sans chichis et sans contraintes pour le garder à flot de mon côté.  

 

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Claude Lustier 

Photo de Claude Lustier